La BD

La paternité de la BD sur papier est conventionnellement attribuée au suisse Rodolph Töpfer en 1827, par ses manuscrits avec des dessins flanqués de légendes en dessous. Ses productions eurent le soutien de Goethe pour être publiées.

Les histoires illustrées commencèrent alors à apparaître dans les revues, comme la série allemande Max und Moritz par W. Busch. Aux Etats-Unis. Les grands quotidiens vont embaucher les dessinateurs de séries hebdomadaires pour intégrer des séries de BD découpées en épisodes quotidiens sur une fraction de page. Le New York Worl publie en 1896 la série : « Yellow kid » avec les premières bulles de dialogue ou phylactères.

A partir de 1900, les revues se multiplient et font apparaître des personnages qui vont marquer l’histoire de la BD :

  • Becassine, en 1905 dans la semaine de Suzette
  • « Les pieds nickelés » en 1908 dans l’Epatant

A partir de 1910, les revues spécialisées se développent : les comics américains débutent avec des séries destinées surtout à un public adulte, En Europe, la BD cible surtout les enfants. Exemple : Bibi Fricotin en 1924 de Louis Forton, « Zig et Puce » de Saint-Ogan,
Les années 30 voient la montée en puisance de la BD américaine avec les :Mickey mouse (1934), Popeye (1929), Tarzan, Buck Rodgers, Dick tracy, Mandrake, Flash Gordon…et la charmeuse Betty Boop. Une période déterminante car les BD commenceront à être produites sous format standard et en couleurs. Le pionnier de cette idée Max Gaines et ses « famous funnies » à succès. Les super-héros se succèdent en phase avec le besoin d’héroïsme face à la menace de la guerre mondiale : batman, superman, Captain Marvel, wonderwoman.
En Europe, notamment en France les lecteurs font la connaissance de Tintin de Hergé (Georges Rémi) avec ses premières aventures : Tintin au pays des soviets, Tintin au Congo. Les albums d’Hergé connaitront un grand succès même outre-atlantique.

Après la guerre, l’histoire de la BD est marquée par les productions franco-belges : le journal de Spirou avec des scénaristes et dessinateurs comme Rob-vel, André franquin (marsupilami, gaston Lagaffe), Hubinon (Buck Danny), Peyo (les Schtroumpfs) ; le journal de Tintin : avec Edgar Jacobs (Blake et mortimer), Jacques martin (Alix), jean graton (Michel Vaillant), Tibet (ric hochet).

Citons aussi Morris (Lucky luke), Tabary (Iznogoud).
A partir de 1960, les aventures d’Asterix par Goscinny connaissent un succès mondial. Les grandes maisons d’édition DUPUIS, LE LOMBARD, DARGAUD possèdent alors une panoplie de personnages à succès pour s’assurer des rentes confortables.

Dans les 70 et 80, c’est l’arrivée de la furie des mangas japonais dont certains héros seront adaptés en dessins animés : Goldorak, Albator, Dragon ball, Chevaliers du zodiaque…

La BD se démocratise et se diversifie largement à partir de 1990. La télévision et les jeux vidéos sont des relais au support papier pour promouvoir les personnages. Depuis les différentes écoles cohabitent sans qu’aucune ne dominent sur les autres : les livres, les mangas, l’école franco-belge, et les comics américains.

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